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  • "Souviens-toi d'Alamo"

    https://www.babelio.com/livres/Lambert-Souviens-toi-dAlamo-/120548/critiques/1225364

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  • "Trente-six chandelles" de Marie-Sabine Roger

    https://www.babelio.com/livres/Roger-Trente-six-chandelles/622270/critiques/1069422

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  • J'ai reçu cette bande dessinée dans le cadre de la dernière Masse Critique sur Babelio.

     

    L'impossible machine de Dardel

     

    C'est une histoire bâtie autour d'un thème cher à la science-fiction : le voyage dans le temps.

    On découvre le récit chronologiquement par chapitres au fur et à mesure que l'héroïne, Line, le raconte à une amie proche chez qui elle vient de se réfugiée.

     

    L'impossible machine de Dardel

     

    Line a été recrutée pour aller travailler dans une base désaffectée mais elle ignore quelles sont les missions qui vont lui être confiées, en gros elle a été embauchée mais ne sait même pas pour quel métier et ne sait pas non plus sur quels critères... Elle s'étonne de faire face à une équipe d'une dizaine de scientifiques ayant presque tous dépassé la soixantaine.

    Ils lui confient assez rapidement qu'ils l'ont choisie pour être leur voyageuse dans le temps, le cobaye qu'ils souhaitent utiliser pour remettre en service une vieille machine ultra secrète enfouie au cœur de la base.

    Débord dubitative, Line se laisse rapidement convaincre de la réalité de l'expérience et elle va ainsi réaliser plusieurs voyages (mais jamais plus loin dans le temps que les années 60) dont elle doit rapporter des objets comme preuve.

    Pour moi l'intérêt du livre réside dans l'alternative de croire comme l'héroïne en la réalité de ces voyages dans le temps ou bien d'accréditer la thèse du canular à la puissance hypnotique derrière lequel une partie de l'équipe choisit de se replier après la médiatisation de leurs expériences.

    Le dialogue entre Line et son amie nous invite à douter comme cette dernière le fait en avançant les arguments qui font pencher du côté de la manipulation.

    Une lecture intéressante soutenue par un dessin de type « ligne claire » plutôt sobre.

    Je pense que la force de cet album est de laisser le lecteur choisir ou continuer à douter.

     

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  • Ce livre m'avait tentée en partie pour sa couverture et je pense à l'instant qu'en fait il y a des points communs avec « Demain j'arrête » et son chat au bonnet péruvien en couverture.

     

    Il était une fois une liste de Robin Gold

     

    L'héroïne, Clara, allait se marier avec l'homme de sa vie Sebastian... mais ce dernier est victime d'un accident de la route et meurt quelques semaines avant leur mariage. Voilà comment débute ce roman où l'on fait rapidement connaissance avec la mère de Clara et son frère, Léo. Tous deux vont essayer de lui faire reprendre goût à la vie malgré la terrible épreuve qui l'a détruite.

    De passage chez sa mère, Clara découvre que son institutrice, vingt ans après, lui a envoyé par la poste la « capsule à remonter le temps » qu'elle avait remplie étant enfant. Cette capsule, outre quelques babioles souvenirs d'enfant, contient une liste. La liste de ce que vous aimeriez avoir fait avant de mourir. Mais Clara l'avait intitulée « liste de ce que j'aimerais faire avant d'avoir 35 ans », son père étant mort d'une crise cardiaque à cet âge alors qu'elle était enfant...

    Cela va être un déclic un peu involontaire pour la jeune femme et lorsqu'elle croise à l'épicerie son amour d'enfance, elle l'embrasse impulsivement comme elle l'avait souhaité dans sa liste !

    En racontant ça à sa famille, elle décide de se fixer comme objectif de valider toute la liste avant la fin de l'année. Elle va alors renouer avec un ami voisin d'enfance perdu de vue, Lincoln, et...

    Je ne vous en dis pas plus mais c'est une bien belle histoire d'amitié, d'amour, d'entraide et de chaleur humaine que je vous conseille !

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    Je me suis fait offrir cette bande dessinée d'un auteur que j'apprécie pour mon anniversaire.

    Le chien qui louche d'Etienne Davodeau

    Le héros, Fabien, est gardien au Musée du Louvre. Il fréquente Mathilde dont il rencontre la famille pour la première fois au début de l'histoire. Or, découvrant en quoi consiste son métier, la famille Bénion, spécialistes du meuble depuis plusieurs générations, décident de ressortir du grenier un tableau peint par un aïeul afin de chercher à savoir si c'est un chef-d'oeuvre...

    Sur ce fil se greffent la thématique de la postérité et du statut des œuvres d'art mais aussi les relations complexes entre un conjoint et sa belle-famille qu'on ne veut pas froisser.

    Tracassé par la mission qui lui a été confiée, Fabien va s'en ouvrir à M. Balouchi, un habitué du Musée qui va se révéler membre d'une étrange confrérie, la République du Louvre !

    J'ai savouré ce récit décalé aux personnages sympathiques. Avec une attention particulière pour le passage dans lequel les frères de Mathilde, après s'être moqués de ce qu'on conserve dans un musée, découvrent une salle dans laquelle sont exposés des meubles... et là : respect ! J'ai aussi été touchée par les remarques qu'encaisse le héros sur son métier qualifié de fonctionnaire pépère qui passe ses journées assis à attendre... Où comment un métier vu de l'extérieur ne peut montrer toute la complexité de sa nature et la diversité de ses fonctions.

     

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    J'ai adoré ce roman épistolaire prêté par une amie !!!

    Je l'ai dévoré d'une traite et trouve le récit brillamment mené avec une fin qui me semblait impossible à trouver et finalement laisse intelligemment le lecteur l’interpréter en partie.

     

    Quand souffle le vent du nord de Daniel Glattauer

     

    Léo Leike est contacté par mail par Emmi Rothner qui souhaite résilier son abonnement à la revue « Like »... avec laquelle il n'a aucun rapport ! Commence alors un échange de messages électroniques d'abord purement administratifs et polis avant de vite devenir plus personnels, les deux interlocuteurs appréciant leurs styles respectifs.

    Ils essayent chacun de leur côté de deviner qui peut être cet interlocuteur régulier avec lequel ils ont plaisir à correspondre. Il y a de l'humour et de la tendresse dans leurs échanges, parfois de l'ironie et des piques concernant ce qu'ils savent de la vie de l'autre ou ses manies et j'ai été curieuse de voir jusqu'où ça les mènerait. Une rencontre est évoquée au bout de quelques mois mais... Passer du virtuel au réel ne risque-t-il pas d'être décevant ?

    Je ne veux pas plus en dévoiler au niveau du contenu mais j'ai trouvé que ces thèmes de la correspondance, du mystère, de l'identité « écrite », de l'évolution des sentiments, inspiraient à quelques réflexions – surtout au regard des pratiques de notre société contemporaine et ses usages des nouvelles technologies, des blogs et des réseaux sociaux.

    Je me suis attachée aux personnages d'Emmi et Léo et il y a de superbes passages sur le rôle de la correspondance complice, l'importance que peuvent prendre certains soutiens « virtuels », l'attente face aux réponses. Le traitement du sentiment amical-amoureux dans ce texte est sensible et juste.

    Une belle découverte et un gros coup de cœur que j'ai presque envie de relire dans la foulée !

     

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    J'ai emprunté ce manga à la médiathèque après en avoir lu une excellente critique dans Télérama.

    Space brothers T.1 de Chûya Koyama

    L'histoire débute en présentant brièvement l'enfance de deux frères et ce qui les relie. Entre autres, un événement alors qu'ils avaient 9 et 12 ans, alors qu'ils ont vu un phénomène étrange dans le ciel qui a décidé de la vocation du plus jeune devenu astronaute.

    Ce volume est plutôt centré sur la vie de l'aîné qui vient de se faire licencier pour avoir frappé son patron « à la Zidane » en défendant son frère dont ce dernier s'était moqué. Pourtant brillant ingénieur ayant conçu la dernière voiture à la mode, Mutta est obligé de retourner vivre chez ses parents en attendant de retrouver un emploi. On comprend rapidement qu'il a développé un gros sentiment d'infériorité vis-à-vis de son cadet Hibito qui va accomplir leur rêve à tous les deux en allant sur la lune. Mais Mutta reçoit une convocation pour aller se présenter à un concours recrutant les prochains astronautes destinés à intégrer l'équipe...

    La deuxième partie du livre se déroule donc à l'Agence d'Exploration Aérospatiale Japonaise et en plus de Mutta le lecteur rencontre d'autres aspirants astronautes. On s'intéresse plus particulièrement à une jeune femme Serikâ qui se distingue dans les compétitions et Kenji, une autre jeune homme qui semble équilibré et sain de mental avec lequel le héros se lie d'amitié.

    Le volume s'achève sur la visite que Mutta va faire à son frère qui l'a invité à la NASA.

    J'ai beaucoup aimé le début de cette série qui annonce des thèmes intéressants et lance plusieurs pistes. Le personnage de Mutta, son caractère et l'évolution de son comportement après s'être raccroché à ses rêves d'enfant m'ont plu mais aussi celui de Serikâ, un peu mystérieuse.

    J'ai hâte de lire la suite et notamment d'en savoir plus sur l'enfance des deux frères et leur parcours jusque là.

     

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    J'ai emprunté ce roman pour ados à la médiathèque.

    C'est un récit qui m'a beaucoup plu, publié chez Actes Sud junior.

    Double jeu de Jean-Philippe Blondel

    Le héros, Quentin, s'est fait renvoyer de son lycée de banlieue et le proviseur lui offre une seconde chance en l'inscrivant en première littéraire au lycée du centre-ville. L'adolescent cherche à faire oublier son comportement insolent et reste discret mais ne fournit aucun effort et ses résultats scolaires sont au plus bas. Jusqu'au jour où en classe de français, il ose répondre à LA Fernandez, professeur de français adulée par les élèves de l'option théâtre dont elle est la responsable. A partir de là, Quentin va devoir intégrer l'option théâtre car le professeur, sentant son potentiel, lui attribue le rôle principal de la pièce de théâtre du spectacle de fin d'année. L'adolescent découvre une facette de sa personnalité qu'il ignorait et se laisse séduire par le théâtre. Il se rapproche ainsi de ses partenaires de jeu, la belle Julie et Heathcliff, qui vont l'initier en quelque sorte aux codes de la société « du centre-ville » si différente des copains de son quartier.

    Dans la lignée de ma lecture de « 3000 façons de dire je t'aime » c'est un superbe texte sur l'amour du théâtre mais aussi sur l'amour et l'amitié à l'âge adolescent. Il y a une très belle relation pédagogique avec la professeur de théâtre et j'ai trouvé l'évolution du personnage principal passionnante.

    Je n'ai pas réussi à lâcher ce livre que j'ai lu d'une traite !

    (à partir de 14 ans je pense)

     

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    Ce roman jeunesse illustré (par Jim Kay) m'a été conseillé par une collègue. Il a par ailleurs reçu le Prix des Imaginales en 2013. On peut certainement le classer dans le genre fantastique mais pour moi il s'apparente plus à un conte initiatique sombre et teinté de fantastique mais abordant un thème très concret et profond : faire face à la maladie et la mort proche de sa mère pour un ado...

     

    Quelques minutes après minuit de Patrick Ness

     

    Il y a peu de suspense là-dessus d'ailleurs car on comprend très vite la situation même si elle n'est exposée que par bribes à travers le quotidien et le ressenti du héros, Conor. Ce dernier prend énormément sur lui, vivant seul avec sa mère, pour affronter chaque jour, se chargeant des tâches ménagères qu'elle ne peut plus accomplir, affaiblie par le cancer. Mais aussi en butte aux brimades d'un autre collégien qui profite de sa faiblesse psychologique pour le harceler.

    Et surtout il y a les cauchemars, ou plutôt LE cauchemar, évoqué dès les premières pages mais décrit uniquement à la fin. Et la venue d'un monstre en forme d'arbre, l'if du cimetière voisin, qui s'apparente à un cauchemar mais laisse des traces réelles au petit matin.

    C'est par le dialogue que l'adolescent entretient avec cet arbre que la situation va évoluer ou plutôt la réflexion et les sentiments du héros face à cette situation qui évolue. Va-t-il accepter d'aller provisoirement habiter chez sa grand-mère qu'il n'aime pas ? Son père va-t-il revenir et jouer son rôle de protecteur ? Va-t-il trouver comment faire cesser cet insupportable harcèlement qu'il refuse de dénoncer aux professeurs ?

    C'est un livre dur à lire émotionnellement car très sombre et oppressant ce qui peut expliquer le choix de cette forme fantastique. Mais c'est un très beau livre par sa façon originale de traiter le sujet et de le faire comprendre.

     

    Je pense qu'il peut être lu à partir de 12 ans.

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