• Une chouette découverte que ce roman pour ados qui est le premier d'une série dont j'ai hâte de lire la suite.

    Je n'étais a priori pas spécialement tentée par ce titre en pensant que je risquais de trouver cette histoire de fantômes « gnangnan » (comme la mode des histoires de vampires à laquelle je n'accroche pas...). Mais j'ai découvert un univers tout autre.

    L'intrigue de déroule dans une ambiance qui m'a rappelé à la fois les romans d'Agatha Christie et le jeu Cluedo.

    Ava préfère les fantômes de Maïté Bernard



    L'héroïne, Ava, est une lycéenne (?) française qui vient passer les vacances chez son oncle (frère de sa mère) sur l'île de Jersey. Ce dernier vit dans un manoir dans lequel il inaugure l'exposition d'un trésor viking trouvé sur son terrain. Mais dès le premier chapitre on apprend que l'héritière de l'homme à qui appartient ce trésor (celui qui l'a découvert) vient d'être assassinée !

    Et l'on comprend rapidement qu'Ava ne voit pas la mort comme tout le monde ou plus exactement qu'elle voit des morts là où personne ne les remarque. Ce don lui est apparu alors qu'elle avait trois ans mais elle n'a cessé depuis de le cacher en essayant de l'ignorer car personne ne la croit et elle ne veut pas passer pour folle. Elle voit néanmoins des morts (ou leur fantôme qui est une autre manière de nommer ce phénomène) partout où elle croise leur chemin.

    Le déroulement du récit avance à la recherche du meurtrier qui va tuer d'autres occupants du manoir en lien apparemment avec le trésor exposé mais en parallèle on suit avec intérêt les relations que l'héroïne va nouer un peu malgré elle avec des fantômes, faisant avancer l'enquête grâce à des indices que ceux-ci lui communiquent.

    J'ai adoré !!! Suivre l'enquête sans réussir à deviner avant que ne soit dévoilé le fin mot de l'histoire mais aussi suivre le développement autour du personnage d'Ava qui va en apprendre plus sur son don. Et puis il y a le pacte qu'elle conclue avec le plus vieux fantôme viking de l'île qui s'initie à internet.

    C'est vraiment une réussite et je n'ai pas pu lâcher le livre avant la fin.


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    J'ai emprunté le dernier volet de la trilogie à la médiathèque.

    No pasaran, endgame de Christian Lehmann

     

    Alors que le père d'Andreas tente d'effacer les traces de son fils disparu et sa fascination pour le nazisme, le frère d'Eric, Gilles, rentre de mission-reportage en Irak. Pendant les vacances d'été, Thierry poursuit son stage en milieu hospitalier. Eric et Thierry ne peuvent plus accéder au jeu mais, ayant récupéré la disquette de l'ancien ordinateur d'Andreas et après avoir discuté avec Gilles de sa découverte des méthodes de recrutement de l'armée américaine, ce dernier décide de partir sur les traces d'Andreas au moment de la rafle du Vél'd'hiv.

     

    Cette fois-ci un plus grand nombre de personnes vont être impliquées dans l'histoire, mêlant leurs enjeux personnels à la recherche d'Andreas en vue de l'empêcher de faire des dégâts dans l'Histoire dont il connaît le déroulement. Un sujet qui ancre bien le roman dans la science-fiction.

     

    De nouvelles thématiques complexifient l'intrigue mais ce n'en est que plus passionnant ! J'ai réellement adoré cette lecture et la manière intelligente dont tout s'articule jusqu'à la fin !!!

     

    J'avais été contente avec le tome 2 que l'histoire se poursuive avec une mise à jour de l'intrigue au niveau de l'évolution des technologies et cela se confirme avec ce roman également. L'intrigue, outre sa part historique pendant la seconde guerre mondiale et plus précisément l'Occupation, est bien inscrite dans notre époque, abordant des sujets et des polémiques actuels et faisant aussi référence à des conflits géopolitiques plus récents. En revanche j'ai trouvé que le public ciblé devait être plus âgé que celui auquel j'aurais conseillé le tome 1.

     

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  • Bye bye les complexes de Sabine Duhamel et Pacotine

    Dans le cadre de la dernière Masse Critique organisée par Babelio, j'ai reçu cette bande dessinée de le collection « Mes psychoBD » publiée aux éditions Jungle !

     

    Bye bye les complexes de Sabine Duhamel et Pacotine

     

    L'idée de cette collection est d'utiliser le support de la bande dessinée pour présenter de manière simple des concepts psychologiques. Il est question ici des complexes mais plus largement d'estime de soi, de prise de confiance et de revalorisation personnelle.

    Il n'y a donc pas vraiment d'histoire ; nous sommes plus dans l'explicatif que le narratif.

    Il y a néanmoins des personnages dont l'exemple, auquel on peut s'identifier, doit nous permettre de comprendre ce que sont les complexes et comment les surmonter ou les contourner.

    Ces personnages, exclusivement féminins, nous sont présentés dès la première page (et l'intérieur de la couverture également) : Caroline qui est complexée par son physique et son poids, Anna qui aimerait s'affirmer davantage, Sarah qui manque de confiance en elle, Naïma qui rougit tout le temps et Emma qui voudrait que tout soit parfait tout le temps. Elles sont infirmières, avocate, enseignante ou femme au foyer.

    A travers des exemples de situations concrètes de la vie quotidienne (à la piscine, lors d'un rendez-vous, en réunion de travail...) l'auteur suggère à ses héroïnes des manières d'aborder les événements sous un autre angle afin de prendre de l'assurance.

    J'ai trouvé l'idée d'allier des conseils psychologiques à une illustration plutôt humoristique intéressante et originale.

     

    C'est donc une lecture agréable mais le choix de ne s'adresser qu'à un public féminin avec uniquement des exemples féminins me gêne et une version mixte gagnerait en universalité car les complexes et les questions psychologiques concernent sans doute aussi les hommes...

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    Jeanne cherche Jeanne de Martine Delerm

    Jeanne est l'héroïne de ce roman en forme de journal intime. C'est une adolescente qui vit dans un foyer avec d'autres enfants placés. Son cas est particulier car elle n'a pas de famille. Tout du moins pas de famille connue. Jeanne a été trouvée inanimée dans une rue de Paris alors qu'elle avait 10 ans, elle est restée 3 mois dans le coma et lorsqu'elle s'est réveillée, elle ne se souvenait de rien. Personne n'a signalé la disparition d'un enfant, personne ne l'a recherchée...

     

    Quatre ans ont passé et Jeanne souffre de son amnésie : ne même plus se souvenir de son nom (Jeanne était écrit à l'encre à l'intérieur de la trousse en cuir trouvée dans son sac lors de son accident). Le personnel hospitalier et la directrice du foyer la suspectent même de mentir et jouer la comédie ; ils pensent qu'on ne peut pas tout avoir oublié de la sorte.

     

    Heureusement, au collège, personne ne connaît son histoire et elle a quelques amis dont le beau Théo qui joue de la guitare. Il y a aussi Mélody et Luce qui vivent au foyer également et fréquentent de même collège. Et puis Marie, l'éducatrice, qui, un soir, lui donne une piste en lui parlant d'un dossier à l'infirmerie dans lequel sont consignées toutes les informations à son sujet...

     

    J'ai beaucoup aimé le récit de cette quête d'identité. C'est aussi une belle histoire d'amitié et d'entraide.

     

     

     

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    C'est un roman pour ados que j'ai trouvé un peu étrange. Sa construction n'est pas tout à fait linéaire et je n'ai pas bien saisi l'enjeu du récit avant la fin.

    La conséquence de mes actes d'Eva Kavian

     

    Homère Kish, le narrateur, est lycéen. Ses parents viennent de se séparer parce que sa mère a eu le coup de foudre pour une femme avec laquelle elle s'est installée en ménage. Son père gère désormais la vie domestique de la famille même si les quatre frères et sœurs sont en garde alternée. Mais les vacances d'été s'annoncent plus compliquées que prévues. En effet, M. Kish est tombé amoureux de l'orthodontiste de son fils qui l'entraîne faire de la randonnée en montagne, les frères et sœurs d'Homère sont inscrits en camp scout et lui va être accueilli à la campagne par les parents de la nouvelle petite amie de son père.

     

    Or à Daverdisse Homère ne connaît personne et on ne capte pas internet !!! L'adolescent va se transformer en baby-sitter pour les petits enfants de la maison et remâcher les changements qui sont intervenus dans la vie de sa famille ces derniers mois.

     

    J'ai trouvé cette lecture agréable et les thèmes de l'homoparentalité, la fratrie, l'amour adolescent et internet sont traités avec sensibilité même si mon résumé semble brouillon. J'ai particulièrement apprécié comment le héros découvre son attachement pour « les petits ».

     

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    J'ai eu la chance de recevoir cette bande dessinée dans le cadre de la dernière masse critique Babelio en partenariat avec les éditions Dupuis.

     

    Wormworld saga. Le Voyage commence, Daniel Lieske

     

    Lillustration de couverture me plaît déjà beaucoup laissant entrevoir un univers imaginaire aux couleurs magiques.

    J'ai été surprise par le dessin en tournant les premières pages et j'ai un peu mieux compris pourquoi en lisant les très intéressantes explications de l'auteur en fin de volume.

    Ce sont des images créées grâce à des logiciels numériques, un nouvel outil à destination des dessinateurs et qui croisent sans doute les pratiques des créateurs de films d'animation.

    Du coup on imagine très bien cette histoire comme un dessin animé.

     

    Wormworld saga. Le Voyage commence, Daniel Lieske

     

    Le récit débute dans notre monde puisque le héros, Jonas, sort de l'école le jour des vacances avec l'idée qu'il ne reviendra pas puisqu'il entre en 6è à la rentrée de septembre.

    Le garçon se réjouit à l'idée de passer ces vacances chez sa grand-mère qui vit en bordure de forêt où il aime aller gambader en s'imaginant des aventures peuplées de monstres à combattre et d'embûches à surmonter.

    Et puis, de sa chambre, une trappe mène à un grenier oublié qui est son repaire secret.

    J'ai beaucoup aimé déjà ce "récit-cadre" qui présente le contexte dans lequel Jonas va entrer dans l'histoire. ça m'a fait penser à l'armoire magique du Monde de Narnia...

    Car dans le grenier, Jonas, après avoir fait naître, à sa grande surprise, un insecte tout droit sorti d'un dessin qu'il venait de crayonner, découvre un tableau qui est en fait le passage vers un autre univers...

    Et le Voyage commence !

    J'ai été marquée par le choix des couleurs de ce dessin que je trouve lumineux. J'ai adoré le personnage de Jonas qui rêve et vit dans un monde imaginaire jusqu'au jour où son quotidien va dépasser tout cela.

    Le personnage de Raya qui accueille Jonas dans la forêt merveilleuse de l'autre côté du tableau aussi avec son manteau génial et son métier de cueilleuse de crisatux.

    Tout un univers familier des amoureux de fantasy.

    Je n'en sais pas plus sur ce qui attend le jeune héros ; il va falloir que je trouve la suite !

    En tout cas je remercie Babelio et les éditions Dupuis pour cette découverte magique !

    Une bande dessinée qui peut être lue par les enfants (à partir de 9 ans).

     

    www.wormworldsaga.fr

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  • Je suis désolée pour celles et ceux qui ont déjà lu ce billet mais en fait j'ai eu la chance de le découvrir en avant-première et il ne sort que ces jours-ci en librairie alors je remets en avant ce gros coup de coeur de lecture pour moi :

    J'ai reçu ce roman dans le cadre de la dernière Masse Critique proposée par Babelio.

    Les Enfants sauvages de Louis Nowra

     

    C'est tout d'abord un très beau livre publié par les éditions Denoël avec une couverture dont j'adore le graphisme.

     

    Je l'ai dévoré en deux jours !

    Les Enfants sauvages de Louis Nowra

     

    C'est l'histoire de Hannah et Becky, deux fillettes (6 et 7 ans). Parties pique-niquer avec les parents d'Hannah alors que le père de Becky est en voyage d'affaire, ils sont pris dans une tempête au retour et leur bateau se retourne. Les deux fillettes sont rejetées sur la berge mais les parents meurent.

     

    Hannah et Becky, lorsqu'elles émergent de l'épreuve découvre un tigre de Tasmanie qui les observe un peu à distance. D'abord effrayées, elles comprennent qu'il leur demande de les suivre. Désespérées, elles pensent qu'il va peut-être les ramener chez elles. Mais en fait, au bout de longues heures de marche, le tigre les conduit à sa tanière dans laquelle se trouve un deuxième animal.

     

    Le récit raconte ensuite l'intégration des fillettes à l'univers des tigres dont elles adoptent le mode de vie et les comportement, apprenant à chasser, se nourrissant de viande crue, vivant la nuit.

     

    Le dernier tiers du livre évoque le retour d'Hannah et Becky à la civilisation une fois que le père de cette dernière qui n'avait jamais perdu espoir les retrouve au bout de 4 ans.

     

    La narration à la première personne est assez particulière puisqu'elle retranscrit les souvenirs d'Hannah devenue une vieille femme, Hannah qui a réappris la parole mais imparfaitement et dont le langage et l'énonciation sont donc tout à fait spéciaux.

     

    J'ai trouvé cela passionnant ! La description du processus de « tigrisation » des fillettes qui perdent la parole pour ne plus communiquer que par cris, toux et aboiements, la constitution d'une nouvelle famille avec ses règles et sa hiérarchie et l'attachement qu'elles portent à leurs parents adoptifs. Mais plus encore je crois que j'ai été fascinée par la dernière partie avec la difficulté pour des êtres humains aussi jeunes à revenir sur cette évolution et perdre leurs nouvelles habitudes de vie.

     

    Le passage de Hannah comme vigie sur un baleinier est aussi très intéressante.

     

    Bref, un gros coup de cœur pour ce roman dont j'ai essayé de ne pas trop dévoiler afin d'en préserver la puissance.

     

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    J'ai beaucoup aimé ce roman plein de bons sentiments et de solidarité.

    Et puis Paulette... de Barbara Constantine

     

    Ferdinand vit seul depuis la mort de sa femme et le départ de ses enfants. La ferme partiellement inoccupée lui semble grande. Un soir de tempête, en rentrant de la ville il reconnaît sur le bord de la route la chienne de Marceline, sa voisine et décide de la lui ramener. Il découvre alors que cette dernière est malade et sa maison inondée à cause de l'orage qui a emporté une partie du toit.

     

    A partir de là et après une nuit de réflexion va commencer une sympathique cohabitation, Ferdinand ayant invité Marceline à habiter à la ferme le temps de faire réparer son toit. Plus tard ce sera son ami Guy dont la femme Gaby vient de mourir d'un cancer, puis les deux sœurs Lumière, et Muriel l'apprentie infirmière... Bref ce que j'ai adoré dans cette histoire c'est de voir comment ces différents caractères, ces différentes générations, chacun avec son histoire personnelle et ses blessures, s'entendaient et s'entraidaient . Ils sont tous attachants et tout en gardant leur indépendance dans ce grand bâtiment, apportent leur savoir et leurs compétences pour soutenir ceux qui en ont le plus besoin. On rêve que ce « Solidarvioc' » existe en vrai !

     

    Une lecture qui fait chaud au cœur et que je vous recommande.

     

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    J'ai emprunté ce roman pour ados à la médiathèque.

     

    J'ai cru, en lisant les premières pages, que ce serait un peu trop « gnangnan » pour moi mais j'ai finalement bien accroché à cette histoire qui aborde de nombreux thèmes aux enjeux actuels.

    Un amour de geek de Luc Blanvillain

     

    Le héros, Thomas Poupinel, est un fou d'informatique, accro aux jeux vidéos, pirate occasionnel, doué en manipulations technologiques, bref, un geek.

     

    Il vit dans une famille plutôt aimante entouré d'un père fan de rock un peu démodé, d'une mère débordée par son travail et d'une petite sœur très intelligente qui aime les chevaux et la lecture.

     

    Au lycée, Thomas a un ami doué en dessin et des copains que ses astuces et conseils en informatique dépannent. Il évite certains groupes dont il n'aime pas le mauvais esprit et notamment l'hypocrite Latreille qui a décidé de filmer la culotte de la prof de français pour alimenter les réseaux sociaux...

     

    Mais ce qui va changer la vie de Thomas et entraîner toute la succession d'événements du récit c'est qu'il est tombé amoureux d'Esther dans sa classe. La belle Esther qui prépare le championnat de voltige équestre. Or Esther a avoué l'aimer aussi mais elle se dit « différente » des autres filles.... Elle rêve d'un amour courtois et propose à Thomas de la conquérir en s'abstenant de toucher à tout écran pendant un mois !!! Ni ordinateur, ni téléphone portable... sous la surveillance de sa petite sœur qui jouera les arbitres.

     

    Tout ce qui va découler de cette décision va mettre au jour les dangers de la rumeur, la réelle dépendance aux nouvelles technologies mais aussi les valeurs sur lesquelles reposent les relations sociales. Le tout avec en parallèle la découverte que Mme Poupinel fréquente un autre homme.

     

    J'ai adoré le personnage de la petite sœur mais aussi celui du proviseur qui joue aux MMRPOG (jeux vidéos communautaires en ligne)

     

    Une excellente lecture qui dénonce certaines pratiques mais ne condamne pas l'usage d'internet s'il est raisonnable.

     

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  • J'avais lu il y a pas mal de temps « No pasaran, le jeu » qui m'avait beaucoup marquée et que j'avais fortement recommandé et offert à l'occasion.

     

    L'auteur imaginait trois adolescents qui, lors d'un voyage scolaire avec le collège à Londres, trouvaient dans une petite boutique un jeu vidéo très spécial. Il leur avait été recommandé par le vieil homme responsable du lieu qui avait vu la croix gammée qu'arborait l'un des trois adolescents, le fameux Andreas. Eric, Thierry et Andreas s'étaient trouvés happés par un jeu de guerre plus vrai que nature les plongeant dans la réalité historique et les conséquences de la violence et des armes à feu.

    Andreas, le retour de Christian Lehmann

     

    Au début de ce second volume, Andreas a disparu depuis 4 ans et les deux autres garçons ont pris leurs distances avec les jeux vidéos, marqués par cette expérience ultime (le jeu s'appelle Jeu Ultime). Mais en apercevant l'ordinateur dans la chambre de leur camarade dans un reportage parlant de l'influence néfaste des jeux vidéos sur les adolescents, Eric et Thierry suspectent Andreas d'être retourné dans le jeu (alors qu'il y était mort et donc en théorie incapable de s'y reconnecter) et d'y être enfermé...

     

    Le roman alterne plusieurs points de vue qui se mêlent étroitement avec intelligence. Celui d'Eric qui, traumatisé par l'expérience ultime, a abandonné totalement les jeux vidéos. Celui de Thierry qui cherche à convaincre son ami de se reconnecter pour aller rechercher Andreas et le ramener à la réalité. Celui de Gilles, le grand frère d'Eric, photo-reporter actuellement en Irak. Il y a aussi la famille de Khaled, un copain d'Eric et Thierry, fan de jeux vidéos, dont le père, commissaire de police a géré le dossier de la disparition d'Andreas et dont le cousin, Samir, joue aussi un rôle.

     

    Cette fois-ci des conflits armés contemporains sont donc mêlés aux guerres du jeu.

     

    J'attends avec impatience de lire le troisième tome pour voir où tout cela va nous mener...

     

    Mais c'est un livre qu'on a du mal à lâcher et qui a très bien géré dans l'évolution de l'histoire, l'évolution des technologies. Le traitement de l'actualité et le miroir de la société qu'il nous renvoie tient compte aussi bien des extrémismes fascisants représentés par Andreas et son père (mais également dans une version plus modérée les parents de Thierry) que ceux représentés par le cousin de Khaled fasciné par le conflit irakien.

     

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