Je connaissais Jean-Louis Fournier pour ses ouvrages ludicao-pédagogiques comme
"La grammaire française et impertinente" mais il s'agit ici de tout autre chose.
L'auteur témoigne à propos de ses deux enfants nés handicapés moteurs et mentaux...
Je trouve qu'il est très difficile de parler de ce livre, de son contenu qui est composé de courts chapitres où le père se souvient de bouts d'enfance de ses fils, du regard des autres, de ce
qu'on éprouve.
Bien sûr le texte ne se veut ni triste ni dramatique mais je ne me suis pas sentie très bien en le refermant car j'y ai senti du désespoir, de l'impuissance et aussi de l'incompréhension.
Donc, plutôt que de tenter de vous raconter quelque chose à son propos, j'en ai extraits quelques passages :
"Elle est terrible la mort de celui qui n'a jamais été heureux, celui qui est venu faire un petit tour sur Terre seulement pour souffrir." (p.90)
"Le plus beau cadeau qu'on puisse faire à un enfant, c'est de répondre à sa curiosité, lui donner le goût des belles choses. Avec Mathieu et Thomas, je n'ai pas eu cette chance." (p.125)
"J'espère quand même que, mises bout à bout, toutes leurs petites joies, Snoopy, un bain tiède, la caresse d'un chat, un rayon de soleil, un ballon, une promenade à Carrefour, les sourires des
autres, les petites voitures, les frites... auront rendu le séjour supportable." (p.128)