J'avais beaucoup entendu parler de cette série mais l'aperçu du graphisme m'avait
moyennement emballée, alors j'ai profité des vacances pour m'y plonger tout de même.
Le héros de cette bande dessinée n'est autre qu'un chat (un peu bizarre et maigre avec une drôle de tête mais il a bien des attitudes de chat), le chat du Rabbin ou plutôt le chat de la fille du
Rabbin. Jusqu'à ce qu'il mange un perroquet trop bavard et se mette à parler et émettre des propos contestataires voire blasphématoires. Le Rabbin décide alors de le garder avec lui afin de lui
enseigner les textes sacrés de la religion juive. Il ne pourra retrouver sa maîtresse qu'une fois devenu un bon chat qui dit la vérité.
L'idée est intéressante, le chat cabotin à souhait et la douce Zlabya très belle.
Cette bande dessinée m'a bien plu mais j'ai encore préféré le second tome avec le personnage du cousin Malka et son lion, un genre de baron de Münschaüsen au regard bleu perçant (et non persan). L'intrigue de ce deuxième volume tourne donc autour de la venue de ce cousin mais aussi de l'examen de français que doit passer le Rabbin qui croit perdre sa place. J'ai adoré « l'avant-fin » avec le chanteur Cheikh Mohammed Sfar et son âne, un superbe exemple de sagesse et de tolérance.
Je comprends donc les louanges lues à propos de cette série dont je vais m'empresser d'emprunter la suite à la médiathèque !