Suite aux événements au Japon, j'ai ressorti ce livre de ma pile à lire...
Sous-titré « Tchernobyl, chronique du monde après l'apocalypse », c'est un recueil de témoignages sur la catastrophe de Tchernobyl et ses conséquences sur la vie en Biélorussie (principalement).
Des témoignages de femmes de liquidateurs, d'ingénieurs et de spécialistes, de résidents non autorisés de la zone...
Ce qu'on découvre ou redécouvre dans ces monologues juxtaposés c'est la désinformation qui régnait à l'époque (?) dans cette région soviétique, le sacrifice de civils ou de militaires qui relevait autant de l'inconscience ou de l'obligation que de l'héroïsme. L'impuissance de ceux « qui savaient », qui connaissaient les risques, à se faire entendre et à faire évacuer, traiter en prévention ou informer tout simplement les populations concernées.
Je ne suis ni historienne, ni scientifique de formation, mais en lisant cela je me demande comment c'est possible à une telle échelle, qu'une société entière se laisse empoisonner et mourir par fatalisme, par abnégation, par manque d'alternative ?
Les témoignages des femmes et des mères sont poignants, celles qui ont accompagné leur mari ou leur enfant jusqu'au bout de l'agonie et des souffrances.
L'approche est différente de ce que j'avais pu lire dans « Tchernobyl mon amour » ou encore « Silence on irradie » mais ça me semble un texte indispensable.