J'avais entendu plusieurs échos comme quoi il fallait s'accrocher au début mais
que passé les 80 premières pages on pouvait entrer dans ce roman...
Le pavé ne me faisait pas spécialement peur car j'avais adoré "Ensemble c'est tout" du même auteur.
Je dois reconnaître que l'écriture de la première moitié du livre (bien au-delà de 80 pages) est un peu déroutante, hachée, pour suivre le "flux de conscience" (je crois que c'est comme ça qu'on
dit depuis Virginia Woolf et "Mrs Dalloway") du héros rattrapé par ses souvenirs et son enfance.
Le héros donc, Charles, est architecte. Il passe une partie de ses semaines dans des avions et des hotels à l'autre bout du monde pour suivre des chantiers sur lesquels il dépense toute son
énergie. Sa femme s'est éloignée de lui lorsqu'il rentre les week-ends et sa belle-fille, une ado de 15 ans, le sollicite juste pour l'aider à faire ses devoirs de sciences physiques. Il se doute
que sa vie glisse sur une drôle de pente mais ce qui va tout déclencher c'est une lettre annonçant de façon plus que laconique la mort d'une femme qu'il a passionnément aimé étant jeune.
Commence alors une quête sur les traces de la belle Anouck pour comprendre les causes et les circonstances de sa mort.
Jusque là j'ai trouvé le livre intéressant mais sans plus ; ça devient un coup de coeur dans la deuxième partie à partir de sa rencontre avec Kate et sa tribu. Le style change
d'ailleurs insensiblement avec le changement d'état d'esprit du héros, libéré de ses souvenirs.
J'ai adoré les 200 dernières pages et la fin du roman et je vous recommande donc cette lecture ne serait-ce que pour rencontrer Kate à votre tour...
P.S. : Pour ceux qui se posent encore la question ; "Chaos calme" sur la photo m'a été offert en même temps que ce roman.