« L'ombre
Que ton ombre, fougère,
Est fine sur la terre !
Que l'ombre de mes doigts
Est légère sur moi !
Mais ce cœur qui s'ennuie,
Je ne sais pas pourquoi...
C'est peut-être la pluie
Et ses longs écheveaux ;
C'est peut-être les flots,
Leur navette infinie...
Je ne sais plus comment
Je filais tant de joie
Avec ces mêmes doigts,
Lorsque j'étais enfant... »
(Pierre Menanteau, Œuvre poétique Tome II)