Eklablog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

mes centres d'intérêt tous azimuts : des créations manuelles (broderie, ATC...), des lectures, des citations, des collections, des dragons, des jeux...

Insolvables !

 

masse_critique.jpg J'ai reçu ce livre dans le cadre de l'opération Masse Critique de Babelio.

Je ne sais pas si on peut le classer en « essai », je ne pense pas. Il est sous-titré « Lettre d'espoir au monde que j'ai quitté » et ne comporte pas de nom d'auteur.

C'est donc plutôt un cri, on peut peut-être même qualifier ce texte de réquisitoire.

Le style en est lyrique avec énormément d'images, de métaphores et de phrases très longues.

insolvables.gif

L'auteur, sexagénaire (réel ou fictif?), raconte dans une première partie comment il a succombé aux facilités de notre société de consommation et s'est retrouvé pris dans un cercle vicieux d'emprunts et de surendettement qui l'ont poussé à tout quitter pour aller vivre misérablement sur les bords du Mékong.

C'est de là qu'il nous livre dans une seconde partie (que j'ai trouvé plus intéressante) ses conclusions vis-à-vis de sa situation personnelle mais aussi des propositions pour contrer un système politique et surtout financier qui pousse le commun des mortels à vivre au-dessus de ses moyens.

L'auteur évoque 4 leviers qui permettraient, si le gros de la population les utilisaient, de renverser ce système et revenir à un mode de vie en société plus vertueux. Ces armes citoyennes qu'il évoque sont : « une épargne solidaire et saine, le refus d'emprunter dans le contexte actuel, l'intelligence d'une sobriété responsable et l'anticipation lucide et pragmatique de ce que seront nos ressources demain. »

Son témoignage prend alors une autre dimension et rejoint une éthique du développement durable qui mérite qu'on y porte attention.

J'ai finalement été très contente de cette lecture, un peu inhabituelle pour moi, qui porte à réfléchir sur les conséquences de notre mode de vie.

Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
L
Ca a l'air vraiment intéressant et pas banal ! Bisous !
Z
J'ai reçu ce livre dans le cadre d'un partenariat avec Babelio et ce n'est pas le genre d'ouvrage que je lis d'ordinaire. Je suis assez d'accord avec toi sur le fait que la consommation est un choix de vie et pour ma part l'idée de vivre à crédit me met très mal à l'aise (il n'y a que pour la maison que nous avons dû y recourir). Quant à la phrase de Coluche elle m'a toujours frappée comme tellement vraie : c'est notre véritable pouvoir ou ce le serait si une masse de gens allaient dans le même sens. J'ai néanmoins lu ce livre comme un témoignage de pratiques que je ne connaissais pas, celles des organismes qui poussent au surendettement en l'occurrence mais j'ai du mal à comprendre qu'autant de personnes se laissent entraîner par ce système.
P
J'ai entendu une chronique très enthousiaste à la radio sur ce livre... Très honnêtement, il ne me tente pas. D'abord cette manie de victimiser tout le monde (hou le grand vilain méchant système économique qui l'a surendetté... mais qui l'a obligé ? Moi je n'ai aucune dette et pourtant je vis en-dessous du seuil de pauvreté... c'est parfois une question de choix) ; ensuite la seconde partie me fait immanquablement penser aux prêches des pasteurs ou des anciens drogués repentis qui ont tout compris et sont virulents comme personne pour faire la morale et dégainer les "yaka", "fôkon" plus vite que l'éclair ; enfin, pour finir sur une note plus amusante, chaque fois que j'en entends parler, j'ai dans l'esprit la phrase de Coluche : "quand on pense qu'il suffirait que les gens n'achètent pas pour que ça ne se vende pas !"... Ca ne date pas d'hier ! Je suis sûrement trop sévère avec ce livre puisque je ne l'ai pas lu... Mais rien que l'idée me laisse perplexe...
V
Le sujet est assez inhabituel!
L
J'azi entendu parlé de ce livre. Justement l'un des thèmes favoris des "Indignés" ces personnes qui se rassemblent sur les places en Espagne et en Grèce et aussi dans d'autres pays du monde, discutent de ça chaque soir : repenser un mode économique où l'homme primerait sur les valeurs de l'argent.