« Chien en laisse
Par ce jour mouillé de Novembre
Où perce parfois le soleil
Un petit chien porte son ombre
Le long des tilleuls de ce mail ;
Son ombre courte qui trottine
Dans un puéril univers
Au niveau même des bottines,
Parmi les choses à l'envers ;
Son ombre à peine moins réelle
Que la petite âme de chien
Qui se promène au-dessus d'elle
Avec la laisse qui la tient ;
Son ombre à peine plus visible
Que cette obscure rêverie
Qui conduit cet homme sensible
Dans les rues de sa poésie. »
(Pierre Menanteau,
Oeuvre poétique Tome III)