• iboy de Kevin Brooks

    J'ai emprunté ce roman pour ados à la médiathèque.

     

    iboy de Kevin Brooks



    Je ne sais pas s'il faut l'identifier comme appartenant au genre de la science-fiction ou du fantastique, il y a des éléments des deux mais à part ça l'environnement de l'histoire est tout à fait contemporain.

    Le héros et narrateur, Tom, vit dans une cité, une banlieue, où règne la délinquance, les trafics de drogue et les règlements de compte sordides. Il est élevé seul par sa grand-mère depuis la mort de sa mère alors qu'il n'était qu'un bébé.

    Un soir, en rentrant chez lui, à l'approche de la tour où il comptait rendre visite à son amie d'enfance Lucy avec laquelle il avait rendez-vous, Tom reçoit sur le crâne, à grande vitesse, un téléphone portable jeté d'une fenêtre du trentième étage de la tour d'immeuble. Il va rester 17 jours dans le coma après que les chirurgiens aient tenté de retirer tous les petits morceaux de téléphone incrustés dans son cerveau...

    Celui qu'on va désormais appeler « iBoy » apprend alors que son amie Lucy s'est fait agresser (on comprend vite que ce terme recouvre un viol collectif) ce soir-là par une bande venue menacer son frère...

    Tom découvre aussi rapidement que depuis son réveil, son esprit est assailli par toutes sortes d'informations d'ordinaire véhiculées par les nouvelles technologies, comme s'il avait accès à un puissant ordinateur dans sa tête. Sans parler des pouvoirs qui en découlent.

    J'ai trouvé l'idée intéressante (que ferait-on si on avait un cerveau-ordinateur puissant) mais le fait que ça se déroule dans un contexte très réaliste que personne ne parvient réellement à « pacifier » au bout du compte m'a un peu gênée.

    Si c'est une histoire de super-héros, on peut espérer que le but soit d'améliorer la société et dans les romans pour ados il y a généralement de l'espoir « au bout », une porte de sortie, alors qu'ici - même si ça se termine « bien » et qu'il y a une histoire d'amour – le message qu'on retient est que les choses ne peuvent pas vraiment changer dans ces quartiers et que même si « les méchants » sont éliminés, ça n'élimine pas la corruption ni la misère...

    Donc mon avis est plutôt mitigé.

     

    N.B. : Le thème de la fusion de l'esprit et des nouvelles technologies était aussi abordé dans un roman plus ancien « Interface » de M.T. Anderson que j'avais beaucoup aimé.


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